samedi 14 mars 2015

Malaysie et Thaïlande, là ou on glande

Kuala Lumpur


Ancienne gare de Kuala Lumpur
Après les Philippines qui avaient un petit coté Latino, nous débarquons à Kuala Lumpur ou les habitants et l'architecture d'inspiration orientale évoque plus le bled. Mais avant d'avoir pu apprécier ce fait particulier, il nous a fallu arpenter une interminable succession de lieux climatisés nous faisant presque craindre que nous ne pourrions jamais atteindre le monde extérieur et l'air libre. En effet, de l'avion, nous passâmes directement au terminal, puis au shutlle qui devait nous mener en ville, mais qui en fait débouchait dans un centre commercial tentaculaire que nous avons du traverser de part en part pour atteindre le métro, débouchant lui-même sur une longue série de couloir dont la sortie donnait sur... des palissades de travaux nous forçant à longer un autre centre commercial avant d'enfin nous laisser accéder à une rue. Ensuite, nous fûmes perdus.

Pas pour bien longtemps, mais il nous a fallu demander notre chemin à mainte reprise avant de trouver notre hôtel. Après un repas bien épicé, nous arpentions notre quartier, découvrant que nous étions à deux pas du quartier chinois et de ses multiples restos.
Un dieu méconnu dans les Batu Caves
Le lendemain, nous visitions les Batu Caves, qui ne sont pas la cachette secrète où Batuman fait entretenir sa Batumobile par Alufred, mais plutôt un temple situé dans une grotte et dans laquelle nous avons pu assister à un rituel hindou auquel nous n'avons pas tout compris, mais qui consistait selon nous à lessiver un autel au jus d'orange sur de la musique frénétique. A coté, une autre caverne abrite une succession de statues colorées représentant diverses scènes mythologiques.Le tout est arpenté par des singes chapardeurs et impudiques.

N'étant pas subjugués par le rythme de vie Kualalumpesque, nous nous dirigeons vers Georgetown sur l'île de Penang.

Georgetown


Pour arriver là, nous avons encore pris un bus. Mais on ne s'attendait pas à payer 12 euro par personnes pour faire 350 km, qu'on nous offre le café, qu'on nous fasse monter dans un bus avec des sièges deux fois plus large qu'a l'accoutumée et qu'on n'ait un stewart pour nous apporter victuailles et boissons. Fort de ce traitement de faveur, on s'est tellement pris pour des bourgeois qu'on a pris le taxi pour aller à l'hôtel, ce qui nous à couté 12 euro pour 5 km.
Un conducteur de Tuk-tuk se repose après une longue journée
Par les fenêtre du taxi nous découvrons, une charmante petite ville portuaire, on se dit qu'elle ne figure pas au patrimoine mondial de l'UNESCO pour rien. C'est un ancien comptoir colonial chinois et anglais avec des maison/magasin toutes différentes que ce soit pour la couleur, la décoration des façades même si la structure et la même. On sent un splendeur passée un peu comme une vielle photo jaunie.
Il fait assez chaud Et on se laisse facilement  bercer par la douceur de vivre du lieu encore préservé des chaines de grand magasin.
Nous sommes logés dans une de ces maisons, celle-ci étant une ancienne laverie et une brocante. Le confort est spartiate mais l'endroit est sympathique.
Hotel-monument historique.
La population est très mélangée entre les malais, les chinois et le indiens, comme dans toute la Malaisie mais ici, tout le monde à l'air de s'accepter.
C'est décidé, on va GLANDER ici !
Mais pour glander c'est mieux d'avoir son propre appart. Après 3 jour de recherche on trouve un appartement à quelque kilomètre de là .

Air Itam


Guan Yu notre colloc pendant notre séjour
C'est le nom de la ville où nous primes nos appartements, en pleine cité populaire, au plus près de la population et à quelques minutes seulement en bus de Georgetown. Notre appartement est doté de deux chambres, d'une cuisine plus que rudimentaire (un lavabo, un fait-tout électrique, une étagère et un frigo), et d'un autel ou trônait fièrement Guan Yu, un héros de guerre qui se battait avec une hallebarde de 40 kilos et qui est devenu un dieu du panthéon chinois grâce à ses actions héroïques lors de la guerre des trois royaumes. Nous disposions aussi de tout le matériel nécessaire pour la fabrication de bijoux fantaisie (à priori l'appart' servait aussi parfois d'atelier).
Table de Noël
C'est ici que nous avons passé Noël, armé du matériel nécessaire pour faire des crêpes au jambon et d'une bouteille de vin chilien. C'est d'ailleurs en faisant les emplettes pour ce repas de fête que nous avons découvert une particularité des grandes surfaces malaises: le pays étant musulman, il dispose d'un rayon "haram" un peu planqué dans le fond du magasin où on peut acheter alcool et viande de porc, à l'image de nos rayons halal de chez nous.
Pour parler viande, après avoir vu comment était stocké la denrée en magasin (et encore je ne parle pas des marchés), et avoir été malade après avoir mangé du poulet pas frais, on est devenus végétariens pour le reste de notre périple malais. Qui n'est d'ailleurs pas un périple puisque nous n'avons rien foutu. Mais alors vraiment rien, hein, on a été à la plage de Batu Ferringui deux fois, on a trainé à Georgetown, on a lu, on a appris les attentats contre Charlie Hebdo et le bordel qui en a suivi.
Notre grand salon.
Ce qui fut intéressant, c'est de vivre au rythme sonore des différentes communautés, les prêches de l'imam, les cérémonies funéraires des chinois en bas de l'immeuble (deux jours de concert), et ce tintement de clochette, aléatoire, qui un jour poussa mon épouse à se projeter dans le couloir et à demander à la première personne qu'elle croisait d’où provenait ce bruit, la chinoise à qui elle s'adressait se contenta de lever les yeux au ciel et de dire "indians..." d'un air résigné.
Nos différents voisins, que nous croisions souvent dans l’ascenseur, étaient curieux de savoir d’où on venait, comment c'était d'avoir des saisons froides ou des inter-saisons, et ne comprenaient visiblement pas trop ce qui nous poussait à avoir envie d'habiter là, dans un quartier absolument pas fréquenté par aucun touriste.


C'est ainsi que passèrent, posément et dans une atmosphère de glandouille casanière, un mois et demi de notre voyage, de quoi nous redonner envie de remettre le pied à l'étrier et de repartir de plus belle, vers la Thaïlande cette fois.

Phuket


Le Boudha géant de Pukhet émerge de la jungle

N'ayant rien lu auparavant sur la Thaïlande on s'est dit que ça pourrait être sympa.  Donc nous voila repartis en mini bus. Après la lecture de quelques blogs qui parlaient de ghetto pour vieux blancs rougis par le soleil au bras de très jeunes thaïes. Nous nous sommes cantonné dans la vieille ville avec ces superbes maison colonial de style sino-portugais un peu plus coloré que celles de Georgetown. L'ambiance est à la promenade et la visite de toute les stalles/ restaurants du coin ou tu manges super bien pour environ 1€.
On est allez voir tous les grands Bouddha possibles dont un de plus de 30 mètres encore en construction qui est très très beau.
Un monstre sanguinaire : le fameux tigre des azalées.
Nous avons payé une fortune pour entrer dans un musée aux papillons. Qui à part le thé offert à l'entrée ne vaut pas vraiment le détour. Puis après cette longue marche, nous avons été nous faire déconstruire le corps par une masseuse thaïe. Bien que violent, ce massage se révèle très décontractant au final.
Avec se temps magnifique, on s'est dit qu'aller à la plage ça serait bien pour se mettre au frais. Là nous avons fait un très mauvais choix.

Koh Phiphi


Après une petite croisière assez bruyante de deux heures, On arrive dans un village bondé aux ruelles étroites et sonores. Nous tentons de nous frayer un chemin au milieu de la foule, l'impression d'entrer dans la fosse à pogo de Slayer  avec nos énormes sacs à dos. Notre hôtel est sur les hauteurs de l'autre coté du village, on nous indique une direction puis une autre. Les gens sont pas sympa, on a pas envie de l'être non plus. Après une randonnée d'une bonne heure toujours accompagnés de nos monstrueux baluchons, tout en maudissant chaque objet emporté en trop un à un, nous arrivons à notre lieux de couchage.

Un bateau échoué sur la plage
Nous avons un super bungalow très grand à l’intérieur avec douche et toilette privative. C'est la meilleure nouvelle de la journée. On pose nos sacs, pour aller trianguler les environs, voir la plage ect. Des touristes en tenue légère partout hurlant leur joie de vivre et leur niveau d'alcoolémie. La plage pleine de transats, de déchets et de décibels crachés par les bars.
Ça va pas être possible là. On se rue à la réception de notre hôtel pour partir des le lendemain en excursion loin de tout ce bordel. On s’enferme sur la terrasse de notre bungalow avec des nouilles thaïes et de la bière pour tenir un siège.
Parée pour le Snorkeling
Nageur désabusé
Pour 7 euro par tête nous avons été guidés vers un longtrail (bateau traditionnel thaï qui ressemble à une gondole à  moteur) avec une vingtaine d'autre personne cherchant à fuir l'île et tout aussi déçus que nous d'être si nombreux. Nous avons contourné l'île par le sud. vu une grotte viking (mais on nous pas dit pourquoi elle était viking). Vu des singes dégénérés à force de boire le soda offert par de nombreux abrutis (d’ailleurs a chaque fois que j'ai vu un humain s'approcher d'un singe, y'a jamais longtemps avant de voir qui est le plus abruti des deux). Entre temps le nombre de bateau s'est multiplié par 10 dont un énorme qui diffuse du Dubstep à fond et on fonce en direction du seul truc qui nous a vraiment plu : le lagon de  "Pi Ley". C'est une magnifique crypte d'une profondeur de 200 mètres où l'eau est très claire. Avec un masque on peux voir qu'on se baigne avec de superbes poissons aussi multicolores que tropicaux. Ensuite, on nous charrie jusqu’à Maya Bay, la plage du film éponyme avec Léo Di Caprio, qui est vraiment jolie mais défigurée par le trop grand nombre de personnes et la musique stridente qui n'est pas du tout adaptée. Enfin les bateau, s’éloignent les uns des autres pour profiter d'une relative quiétude devant un couché de soleil. A la base on devait attendre la nuit pour voir le plancton phosphorescent mais Poséidon en a décidé autrement, la mer s'est mise à se déchainer pour mon plus grand plaisir. Sourire au lèvres, prenant l'eau en plein poire, je riais de nos camarades de traversée qui se cachaient derrière leur gilets de sauvetage. La journée se termine sur cette note joyeuse... Il est temps de se faire un stage survie à...

Koh Lanta


Survie à Koh Lanta (allégorie)
Bungalow Lantais
Arrivés en bateau, nous avions peur de nous retrouver dans un Phiphi bis en voyant la horde de taxis et Tuktuk qui attendaient les arrivants. Mais une fois quitté le port, tout s'arrange. L'ile est très grande, et les (plus rares) touristes se diluent donc dans l'espace de l'archipel qui, du coup respire le calme et la volupté, et renvoie à l'image d'Epinal des plages de sable fin et de couchers de soleil toujours magnifiques. Seul hic, si on ne veut pas payer une course en taxi pour se déplacer sur l'île, il faut louer un scooter. Nous demandons donc à l'accueil de l'hôtel, et le jeune homme démarre son propre scooter, demande à mon épouse de s'asseoir (en Thaïlande, on ne te demande jamais d'attendre, on te demande de t'asseoir), et m’emmène 3 ou 4 kilomètres plus loin, chez un loueur. ayant eu une enfance atypique, je ne suis jamais monté sur un scooter. J'entre donc dans la boutique, demande un scooter facile à conduire, réalise mon chauffeur est déjà reparti (j'espère me souvenir du chemin du retour), passe clairement pour un con auprès de la loueuse en ne sachant pas le démarrer, puis part enfin, faisant de mon mieux pour avoir l'air du mec qui a fait ça toute sa vie. Le trajet fut finalement agréable, sans anicroches, et c'est tout fier d'être trop un pilote que je m'arrête devant l'hôtel et descend de ma monture en interpellant Nausicaa. Là, je ne mets pas la béquille et l'engin se mit d'accord avec la gravité pour me tomber dessus. Mon épouse, se met alors à courir dans ma direction, et chute à son tour, s'arrachant l'ongle du gros orteil. On se relève, puis ne me démontant pas, je prends Noise derrière moi et repart. Environ un mètres cinquante plus tard, en ligne droite et à la vitesse trépidante d'environ 3 kilomètres à l'heure, c'est de nouveau la chute. C'est décidé, dorénavant, c'est Nausicaa qui conduira.
Nous commençons notre découverte de l'ile par un repas sous l’œil narquois d'un rasta, avant de nous rendre à l'infirmerie, pour finalement aller admirer un merveilleux coucher de soleil.

Reserve naturelle de Koh Lanta
Nos excursions sur l'île nous pousseront à visiter la vieille ville de Lanta, ou on a mangé un délicieux curry massaman dans un restaurant qui avait plus l'air d'être une maison ouverte dans laquelle on nourrissait aussi les gens de passage. Après avoir traversé le salon, on nous installa sur la petite terrasse au fond de la bicoque, au bord de la mer (les gens pêchent de leur terrasse!), et nos plats étaient agrémentés d'herbes cueillis dans les pots qui nous entouraient. Au retour, nous avons pu admirer un merveilleux coucher de soleil.
Nous avons également mis les gaz vers la réserve naturelle. Pour y entrer, il faut passer un check-point avant d’accéder au parking en bas d'une longue côte.On peut voir dans la réserve quelques singes s'épouiller paresseusement, mais moins dégénérés que ceux de PhiPhi (quoi que tout de même intéressés par le contenu des sacs à dos), il y a deux petites plages vierges et peu fréquentées, l'une est une plage de sable, l'autre de rochers, et il y a un chemin de randonnée à travers la jungle, que nous avons suivi et qui nous mène... derrière le check point d'entrée. Après avoir redescendu la côte pour récupérer notre monture, je dus la remonter à pied, notre scooter n'étant pas assez puissant pour nous porter tous les deux. après cela, c'est encore un de ces merveilleux couchers de soleil qui nous accompagna sur le chemin du retour.

Krabi


L'image parle d'elle même: c'est Krabi
Le paradis ayant ses limites, il nous fallut nous diriger vers Krabi, ou nous avons passé 3 jours, dont un à essayer de louer un vélo car on ne voulait plus de scooter, à la grande surprise de tous ceux à qui on posait la question. Nous cherchâmes en vain. Armés de nos seuls pieds, notre périmètre d'action était un peu plus limité, mais nous avons néanmoins réussi à déguster sur un marché les meilleurs PadThai du monde (appréciation personnelle), fêté la Saint Valentin à la plage avant de filer au resto pour manger du poisson et des crevettes délicieuses. Ça fait court, comme ça, mais tout ne peut pas être épique, et il fut rapidement l'heure de nous rendre à Bangkok.

Bangkok


Une pagode

Notre séjour à Bangkok se déroule en deux partie. La première dure 4 jour et pourrait s'intituler : réunir les pieces pour une demande de visa, trouver le consulat d'Inde, arriver trop tard, réessayer le lendemain, apprendre qu'il manque des billets d'avions (notez bien le coup des billets d'avions, ce sera important pour la suite), acheter des billets d'avion, retourner au consulat et déposer les dossiers. Mais comme c'est un peu long, comme titre, on peut considérer que cela décrit suffisamment clairement notre activité.
Ensuite nous avons visité différents temples, parfois de toutes beauté, assisté à un prêche bouddhiste durant lequel le moine faisait visiblement beaucoup de blagues, à en juger par son air goguenard et au rires de son audience, avons erré dans les rues et les marchés, il y a moult marchés, Chatuchak (marché au puces), marché aux fleurs, marché de trucs informatiques. Ce qui a occupé nos journées durant les 8 jours que nous devions attendre pour récupérer nos passeports avec, nous l’espérions, nos visas pour l'Inde.
A vrai dire, nous pensions que Bangkok ne nous plairait pas trop, on imaginait ça un peu comme Manille, mais en vérité c'est une ville vraiment sympa, et même si nous n'y avons pas eu une activité délirante, nous y avons passé un bon moment.

Les thaïs aimes les Bouddhas de 30 mètres. Celui-ci est allongé.

Une dernière info, et pas des moindres: quand je vous parlait de billets d'avion, il s'agissait de nos billets de retour! L'Inde sera le dernier pays de notre épopée (n'ayons pas peur des mots), et nous retrouverons le sol français au tout début Avril (et ce n'est pas une blague puisque nous atterrirons le 3 à Paris).

Pour voir l'album photo de Malaisie, où on nous voit faire des crêpes pour Noël, cliques ici : ALBUM MALAISIE
Pour voir toutes nos photos de thaïlande avec une grenouille arboricole sur un tuyau de douche, envoies-nous un chèque de 12,90€. (ou alors cliques sur ALBUM THAILANDE)

Et en bonus cette girafe :

Elle est paf, la girafe!


vendredi 27 février 2015

Philippines, je sais ou tu te caches!

Arrivée à Manille


Philippins
Nous partions donc de Kagoshima, au Japon, pays de l'ordre et du calme, pour arriver à Manille. Depuis notre départ de France, c'était la première fois dans notre voyage que nous prenions l'avion, et la première chose qui nous frappa à la sortie de l'appareil climatisé fut la moiteur et la chaleur infernale qui sévissait, alors qu'il n'était que 4h00 du matin et que nous n'avions pratiquement pas dormi. Fatigués, et un peu déboussolés, nous fumes déportés vers les rues bruyantes de la ville, véritable concert de klaxons. Après quelques heures d'errance dans la ville, nous avons enfin localisé notre hôtel, dans lequel, si nous ne pouvions encore accéder à notre chambre, nous avions au moins l'occasion de nous délester de nos lourds sacs à dos. Nous avons ensuite entrepris de passer les trois à quatre heures qui nous séparaient d'un accès à notre lit, à arpenter le quartier.

Manille, entre tradition et modernité.
Ce fut un enfer. Crevés comme nous étions, arpenter des rues sales, puantes, et bruyantes, témoins de scènes parfois assez trash et de la pauvreté omniprésente, le tout sous une moiteur écrasante, n'était clairement pas le meilleur moyen de se donner une bonne impression de la ville au premier abord. Surtout que le contraste avec le Japon riche, propre, et sécurisant renforçait encore notre sentiment de dépaysement. Nous avons fini par supplier notre hôtel de nous laisser accéder à notre chambre en avance, ne pouvant en supporter d'avantage, puis par nous écrouler de fatigue sur nos lits.

Un couple d'amoureux sur les remparts d'Intramuros


Au lendemain, nous étions nettement mieux armés psychologiquement pour parvenir à appréhender la ville sous un angle nettement plus positif, à nous rendre compte des sourires sur les visages et de la gentillesse des Philippins, qui même très pauvres, vivent dans l'allégresse que leur enseigne la religion (le pays est catholique et très fervent). Nous avons ainsi pu nous balader dans le quartier historique d'Intramuros, qui, comme son nom indique est l'ancienne ville fortifiée bâtie par les colons espagnols, ou nous balader dans un jardin d'enfant rempli de dinosaures bariolés, ou nous désoler de l'omniprésence des chaines de fastfood (Mac Donald, Burger King, Dunkin Donut, Wendy's, KFC...) qui non seulement ouvrent un "restaurant" tous les 20 mètres, mais en plus financent à grand renfort de pub tous les travaux publics en cours. Nous avons pu déguster un merveilleux sandwich intitulé "The Baconator" dans l'une de ces enseignes, et s'émerveiller de l'équilibre parfait entre les différentes saveurs de gras, de sucre et de sel, s'accordant à merveille avec le doux pétillant d'un godet de Coca-Cola frémissant à souhait. Burp. Après ça, le vendeur de rue d'en bas de l’hôtel devint notre cantine principale, et même les poissons séchés devinrent un met de choix.
Un Jeepney bariolé
Nous nous sommes aussi familiarisés avec les moyens de locomotion locaux, le tricycle avec sidecar pour les petits trajets, les taxis qui s'arrêtent systématiquement en klaxonnant des fois qu'on ne les aurait pas remarqués, et les chatoyants Jeepneys, jeeps modifiées en minibus, et repeintes de couleurs bariolés et de motifs variés, alternant entre les odes au seigneur, les tigres, et les personnages de Dragon Ball Z.

Nous avons ensuite mis Cap sur...

Baguio, la capitale d'été


Petit quartier pavillonnaire dans les hauteursde Baguio.
La ville de Baguio doit son surnom à sa température plus clémente (comprendre plus fraiche), en raison de sa localisation à la fois plus au nord et dans les hauteurs, puisqu’elle se situe à environ 1500 mètres d'altitude. Bien moins moite, mais aussi plus colorée que Manilla, nous nous y sommes finalement bien mieux plus, même si notre première expérience hôtelière nous proposait de dormir sur des matelas infestés de cafards, dans un établissement devient lequel siégeait ostensiblement et en permanence un trio de Maseratis et autres Porsches (qui selon moi étaient louées par la direction pour faire croire à un établissement de standing). La ville regorge de ballades sympa, dans les parcs ou l'on peut faire du pédalo ou du roller, dans ses hauteurs, ou dans ses rues colorées. On peut y visiter les Grottes de Lourdes, qui sont, comme leur nom l'indique, une réplique des Grottes de Lourdes (étonnant, non?) et ou l'on peut s'amuser de voir des marchands du temple vendre jus de fruits et icônes sous les panneaux interdisant leur présence.
Noise en roller.
Nous avions hésité un moment à nous rendre dans le sud du pays avant d'opter vers une remontée vers le nord, et l'actualité nous donna raison, puisque le typhon Hagupit s’abbattait à frapper les côtes Philippaines. Bien que déjà très au nord dans le pays, et donc loin du passage du Typhon, on a pu assister des fenêtres du bus qui nous menait vers Banaue (enfin surtout moi car Noise dormait), à des scènes impressionnantes d'arbres couchés par le vent et de dromadaires emportés par des bourrasques.

Banaue, et Batad "La mission"


Le village de Banaue
La nuit fut très mouvementée et très froide (dans ce pays les compagnies de bus assument de ne pas savoir régler les clims, au départ on voit tout les philippins nouer les rideaux pour boucher les sortie d'air pour ne pas mourir de froid dans la nuit, ce que singe voit le singe fait) dans le bus qui nous dépose vers 7h du matin à Banaue. C'est littéralement dans du coton  brumeux que nous arrivons devant l'office du tourisme ou quelqu'un nous attend avec une pancarte à notre nom. Çà nous parait un peu surréaliste vu la petite guest house que l'on avait réservée. Mais au point ou on en est de fatigue, on suit le bonhomme. Il nous fait payer 20 pesos à l'office du tourisme ce qui sert de taxe environnementale, prend nos sacs les fourre dans un jeepney, il nous fourre aussi dans le jeepney (tant qu'il y est, hein, on change pas une équipe qui gagne) et avance de 50 mètres pour nous déposer à l’hôtel (oui on a bien fait de payer une taxe environnementale). Et la une "maman" philippine nous prend en charge. Petit déj' super copieux, café chaud et fruit frais avec vue à couper le souffle sur les rizières. En plus notre chambre et déjà disponible. Du bonheur ! Après un repos bien mérite et une petite balade dans le village, une journée pas si remplie que ça mais on ne paie rien pour attendre.

Vu que nous ne sommes pas des gens pressés "la maman" de notre hôtel qui nous avait proposé des excursions toutes faites était un peu déçue mais nous avions décidé de tout faire à pied. C'est pourquoi je pense, quand je lui ai demandée si cette vieille femme, fang-od, qui tatouait à l'ancienne était accessible, elle me répondis qu'elle était morte depuis deux ans. J'en fut très attristée, mais ce qui m'attrista encore plus "même si c'est pas top de ma part", c'est que j'appris plus tard qu'elle est encore bien vivante et âgée de 94ans. En conséquence, il est fort peu probable que je porte un de ses tatouages, alors que c’était un peu grâce à ça que je voulait voir les Philippines .
C'est là aussi qu'on s'est aperçu que le distributeur de billets du village était en panne depuis de trop longues années. Grâce à la ruse d'Andy, qui avait gardé quelque euros sur lui, nous avons réussi a ne pas mourir de faim les jours suivants. Même si c’était pas facile.


Depuis ce panneau, "plus qu'a" 4 km de notre but.
Nous sommes finalement montés à Batad le troisième jour. Une épopée épique, vu que sur la carte on nous disait de marcher 12 bornes et qu'il pleuvait à sciaux. Nous avons mangé misérablement une boite de sardine à la tomate (que même leader price en fait des meilleures) sur de la brioche sous une bâche abandonnée là par des ouvriers (il est à noter qu'ici il y a plein de poule et de coq "sauvage" sur cette route, nous avons supposé que ce devait être des "casse-croute" de chantier). Au bout des 12 km, on voit bien la route de qui monte vers le village avec un panneaux "Batad 10km". QUOI ? De toute façon y'a pas le choix il faut grimper alors on grimpe toujours sous la pluie battante. En même temps, on est content d’être là la cime des montages toute verdoyantes cachées dans les nuages et la brume. Arrivé la haut, on est un peu sur les genoux une petite gargotte tenu par une veille dame qui au milieu de ce petit nul part nous propose de nous vendre un café, enfin ce qu'elle appelle un café c'est le même truc dégueu qui nous suit depuis la Russie du "3 en 1" soit du café lyophilisé avec du lait et environ 20 sucres. On accepte, et là c'est le meilleur café du monde. On fait une petite pause, il y a d'autre français qui emmerdent un singe domestique, on les hait un peu alors on repart. La dame nous dis que c'est le début du trek parce qu'il y a plus de route (on rapelle que tout les touristes arrivent à ce point en taxi). Donc nous voila reparti  sourire aux lèvres pour encore une descente quelque kilomètres de boue, de joie et de bonne humeur dans la jungle. On arrive a la 8eme merveille du monde (oui encore, c'est pas nous c'est la brochure qui le dit). Des rizières, en escalier toute luxuriante de verdure s'offrent à nous. 
Et là on a un problème, on sait pas dans quelle guest house on a réservé et payé une chambre, et dans ce petit paradis internet c'est de la science fiction. On frappe à la porte d'une première auberge, on nous dit non, la deuxième pareil. La troisième via moult détails descriptifs nous laisse une chambre (on apprendra plus tard que la toute première était la bonne et que celle ci on ne l'a pas payé... oups). La nuit humide et propice à la rencontre de moult insectes donc des papillons de nuit gros comme une main. On s’écroule le lit de la chambre pleine d'autre petits insectes. Demain le pire nous attend.
Au réveil, on se voit proposer un petit dej' hors de prix pour les Philippines, et plusieurs personnes se relayent pour nous proposer de nous guider et de nous masser. On esquive tout cela avec le sourire: nous ferons la visite des rizière tout seuls! En même temps nous ne sommes pas les seuls a faire la promenade. y'a qu'a suivre le troupeau qui ne passe pas inaperçu dans ce village de 400 âmes.


Et hop, la magnificence. Facile. Décontrasté.

La cascade humide
Il fait meilleur que la veille, sous un joli soleil nous pouvons nous promener sur les terrasses, s'émerveiller de voir comment ça pousse et comment on cueille le riz. Il y aurait une cascade de l'autre coté, entre marche et escalade nous nous y rendons. Avec quelque passage difficiles comme marcher sur des poteau de plusieurs mètres de hauteurs sur la pointe des pieds. La cascade est magnifique et très humide vu que la pluie nous accueil au fond de la vallée. il faut se dépêcher de remonter pour rentrer à Banaue avant la nuit (les route ne sont pas éclairées). C'est reparti pour la boue.! Mais il faut se rendre a l’évidence même bon marcheur on est pas des surhommes. On va rentrer en jeepney, sauf que le jeepney public ne passe plus à 14h. On grignote un truc chez la mamie qui fait du café. On se remet en marche mais les pieds sont lourd, on se fait les 10 km de descente, mais au rythme ou on va la nuit s'approche. on fait du stop. On se prend un vents de personnes qu'on avait croisé la haut mais on a gardé le sourire et en 10 min on à été pris par un couple qui avait privatisé un de ces engins philippins. Ils ont eu la gentillesse de nous déposer devant notre gest house. La gérante qui était inquiète qu'on parte à pied fut soulagée de vous voir rentré même tout crapouilleux. D'autant plus qu'on avait oublié de lui rendre la clef de la chambre.

Nous sommes rester encore deux jour à contempler le rizières avant de rejoindre Baguio et Manille pour enfin nous envoler vers Kuala Lupur en Malaisie.

Toutes les Photos des Philippines sont visibles ici, c'est trop cool, y'a même la photo d'une poule! Pour les voir, clique sur POULE.

jeudi 22 janvier 2015

Japon 3 : thé, crochet et volcans (parce qu'on est pas que des vieilles)

Shizuoka, capitale du thé entre toutes.


Le bas de Hon Yama
Je voudrai commencer en remerciant Mr Yasu Kakegawa, qui m'a initiée aux thés japonnais. Donc nous étions ici pour boire du thé et visiter des jardin. Nous avons visité la maison de thé de Mr Nobuo Kobayashi où nous avons bu un thé de la montagne Hon. Yama , le Mizumi iro qui était fort bon. Puis nous avons été à l'office du tourisme pour savoir comment on allait à Hon Yama. Parce que sur tout les sites, on raconte qu'il faut un guide (mais à l'office du tourisme ils se demandaient vraiment ce qu'on allait faire là haut). Mais sinon on peut prendre le Bus 119 sur le quai N°9 de la JR shizuoka station prendre le bus de 7 : 44 jusqu'au terminus et descendre la montagne. On a pu voir des tas de jardin de formes diverses et variées, un malheureux sanglier pris au piège, des singes se régalant de feuilles de thé et un lombric de 30 cm. On a découvert que l'on pouvais marcher 25km sans être trop fatigués. Et reprendre le bus pour les 8 km restant, parce que les panneaux nous avaient menti (s'il nous avaient dit dès le début que c’était plus loin on les aurait fait a pied, mais penser qu'on est arrivé et après se dire encore 8 bornes c'est trop dur.
Pour se récompenser de cette bonne marche, on s'est dit qu'on allait se taper un bon restau de sashimi (tranche de poisson cru).

à taaaable !
C'est ainsi que nous sommes arrivés dans ce restaurant, semblant ma foi de tout à fait bonne tenue. Mon épouse avait commandé une assiette de poisson variés, dont l'image sur le menu arborait une tête de... disons une dorade. Bref, on commande tous nos trucs, puis arrive la plâtrée sus-nommée. C'était un joli bol, avec moult tranches de poissons épars, de diverses couleurs. Et au sommet e tout ça, la tête de Julien, la daurade (je lui ai donné un nom, histoire que l'horreur ne fusse point anonyme), car Julien, bien que n'étant plus qu'une tête de poisson encore relié à une colonne vertébrale, essayait encore de respirer. Mon épouse choisit ce moment pour se cacher derrière la grande carte du menu, lâchant un petit cri outré, la pauvre serveuse, se demandant où était le problème, dût nous trouver bien petits joueurs pour des bouffeurs de grenouilles quand nous l'avons sommé de remporter la tête de Julien – toujours haletante - en cuisine. Ce qu'elle fit de ses petites mains toutes japonaises en s'excusant d'une courbette, bien qu'il était évident qu'elle n'y comprisse rien. Quitte à en rajouter dans le détail dégueulasse, manger un poisson aussi frais s'étale dans le temps. Dans l'immédiat la chair est dure, mais au bout de 10 à 15 min, Julien se détend (Gomenasai à nos amis vegan).


Hiroshima, c'est la joie


Nous avons ensuite dirigés nos pas augustes vers la charmante bourgade d'Hiroshima, villes des grues de papier dédiées à Sadako (une histoire très triste d'une petite fille morte d'une leucémie due au radiations et qui pensait qu'elle serait sauvée si elle parvenait à confectionner mille grues de papier, malheureusement elle n'y parvint jamais et mourut avant d'atteindre son but, ce qui entraîna un élan de générosité mondiale qui poussa les gens de toutes horizons à envoyer des origamis de grues pour promouvoir la paix dans le monde, mais le cynisme étant ce qu'il est, la collection de grues commémorative de la souffrance de cette petite fille fut brûlée par un désaxé il y a quelques années... quand je vous disais que c'était triste, je me foutais pas de votre gueule). La ville est bien évidemment marquée par l'histoire, et passée l'émotion que suscite la vision du dôme de la bombe H (le seul bâtiment resté debout après l'explosion de la bombe), à proprement parler effrayante, la ville est guillerette et il y fait bon gambader doucereusement avant d'y manger des Okonomiyakis (spécialité du coin), en écoutant des japonais se souhaiter un « Happy Beauzolais » (car le beaujolais nouveau est une véritable institution au Japon).
J'ai pas pris de photos de la ville de hiroshima, alors à la place, voici un lombric géant de shizuoka

Après un petit tour en Ferry, nous voilà arrivés sur l'île de Miyajima, peuplée de biches féroces. Vous avez surement l'image des biches effarouchées, furtives, impossibles à approcher sauf pour l'observateur aguerri aux techniques de camouflages du mois d'octobre. Mais là, c'est pas ça. On peut penser qu'on exagère, mais je met au défi quiconque de pique-niquer tranquille alors que ces quadrupèdes tentent de nous ôter le pain de la bouche, bouffer nos sacs à dos, nous traquer à travers l'île, et finalement couiner tristement à nous fendre le cœur lorsque éconduites. Nous avions déjà rencontré des biches accoutumées à la présence humaine à Nara, mais ici, vraiment, elles viennent te chourave ta boustifaille, on dirait des gangs de cité. Mais que fait la droite ?
Nausicaa à l'assaut du mont Misen
Outre ces biches outrecuidantes, c'est n endroit superbe à visiter, et l'ascension du Mont Misen est un entraînement vital dans l'accomplissement de soi de tout un chacun, surtout lorsqu'il se destine à la vie de moine shinto, mais même sans ça, c'est sympa quand même, faut juste se fader les 2,5 kilomètres de grimpée d'escaliers (puis la descente qui n'est pas moins longue). L'extase est alors votre récompense. Je ne parle pas là d'extase mystique, de la rencontre avec une divinité quelconque, ni de la compréhension de la marche de l'univers, juste l'extase parce que c'est super joli.



Nausicaa et la mer à Miyazaki


Pourquoi est-ce drôle d'être allé à Miyazaki ? Miyazaki est un auteur/réalisateur de dessins animés japonais, ayant entre autres chefs-d’œuvre réalisé le film Nausicaa et la vallée du vent. Nausicaa est, dans l'Odyssée, un personnage lié à la mer. A Miyazaki, au Japon, il y a la mer. Donc Nausicaa qui va à la mer à Miyazaki, c'est épatant.
Détente shaolin dans formation géologique d'Aoshima
La ville, on l'a pas vraiment vue, puisque nous étions dans la campagne, dans une petite maison qui faisait office d'auberge mais dans laquelle nous étions seuls, le propriétaire lui-même, après nous avoir de son propre chef ramassé à la gare à notre arrivée, nous laissa son numéro, deux vélos, et sa grande maison campagnarde pour subvenir à tout ce bordel. A dix minutes en pédales, se trouvait l'île de Aoshima de toute beauté, et entourée à marée basse de strates géologiques étonnantes. Sur l'île se trouve un temple fou dédié à on ne sait pas trop quoi, mais qui consistait en une voûte de palmiers se terminant sur un autel ou les uns accrochaient de la monnaie sur des fils colorés tandis que les autres brisaient des poteries derrière un autel.
Noise, Mika, et le "crochetto" chez Yukiko (photo de Junko)
C’est également la ville ou ma dulcinée connut son heure de gloire en donnant à un trio de japonaises un cours de travaux pratiques de crochet sur le carré granny, une technique vieille de plus de 3000 ans qui ne fut pas sans couper le souffle des nippones médusées par tant de dextérité. (We apologize deeply to our japanese crochetto friends if we transcribed your name poorly. You are still highly welcome to France when we will be back).
Le reste de notre visite fut principalement composé de ballade à vélo nous pourrissant les adducteurs à mesure que nos yeux s'émerveillaient. Heureusement, pour mes puissants muscles tout ceci ne fut qu'une galéjade dont je me gausse bruyamment.

C'est donc le cul meurtri que nous nous sommes dirigés vers....


KAGOSHIMA, la ville qui pète le feu


Bain de pieds et volcan en activité
Nous nous étions égarés par là pour voire des champs de thé. Mais la vie en a décidé autrement. Wikitravel, un de nos site de référence était vide. Wikipedia nous disait: "n'y allez pas, il y a un volcan en activité". Du coup, on y est allé. C'est un site essentiel pour comprendre le japon et son ouverture vers l’occident. En effet, c'est ici que le drapeau du soleil levant à été conçu ainsi que l'hymne national. Et sinon tout au centre, il y a une île avec le fameux volcan. Quand il n'envoie pas des flammèche de 5 km de haut, il fume et fait chauffer les sources chaudes du coin, dont un bain de pied public, gratuit et entouré de petits chat (public et gratuit eux aussi).

Pour conclure, je voudrai tous vous inviter à lire un tout petit livre appelé « petit éloge de l'errance » de Akira Mizubayashi. Un Japonais écrivant directement en français. Qui nous explique le mode de pensée du pays, la politique actuelle et nous donne plein de conseils cinématographiques aussi.




Hors sujet : Comme nous avons été plutôt flemmards, ces évènements ont eu lieu fin novembre. Depuis, nous avons arpenté les Phillipines, et avons passé les fêtes en Malaisie ou nous nous trouvons à ce jour (on vous racontera une autre fois). Nous en profitons d'ailleurs pour vous souhaiter à tous et toutes une excellente et heureuse année 2015. 

Vous trouverez toutes les photos du Japon dans CET ALBUM 

En bonus ultime :
Non, on ne sait pas ce que ça veut dire.




lundi 15 décembre 2014

Japon 2: Tokyo

Tokyo, attention à la crise d 'épilepsie

Tokyo est une ville en mouvement perpétuel, ça ne s’arrête jamais. Elle est composée de différents quartiers, entre tradition et modernité (mais c'est difficile à situer sur une carte comme patelin).

Asabusa et Kappa Bashi ou nous avons trouvé les grossistes en vaisselles de tout Tokyo et surtout les artisans qui fabriquent les menus en cire que l'on trouve devant les restaurants aussi appétissants que des vrais.
Oh! Je suis désolée...

Akihabara est un mélange entre la rue Montgallet, Pigalle, la rue des thalandier et la rue sainte-Anne. Pour les non initiés (donc mes meilleurs amis du lycée et mes grands frère savent très bien de quoi je parle) on y trouve de l’électronique, de l'informatique, des gadgets pour tout et n'importe quoi ( genre des lunettes pour lire ou regarder la tv complément allongé, ou des tapis de souris avec des nichons), le plus grand sex shop du Japon, des boutiques de figurine de manga (d’ailleurs attention, si vous visitez ces magasins avec vos enfants, un conjoint ou un conjointe un peu prude ces boutiques se transforment parfois au détour d'un escalier ou d'une étagères en choses très bizarres). Pour plus de sécurité je vous conseille la boutique « mandrake » généraliste en manga, figurine et surtout en objet de collection. Sinon nous avons visité le musée/magasin du retrogaming « super patato » avec des bornes d'arcades vintages et de jouer gratuitement à des jeux tout pourri (j'aurai bien vu le Joueur du grenier tout défoncer dans le magasin). La rue et peupler de restau de ramen, tentamen, omu rice et takoyaki.

Moi je suis l'amie de Achiko
Shibuya c'est sympa. Il y a la statue d'un chien qui s'appelle Achiko qui avant été un vrai chien qui à attendu son maître , mort en allant au travail, sur cette place pendant plusieurs années et que les habitants ont nourri jusqu'à sa mort avant de lui élever cette statue. Il y a aussi le carrefour le plus célèbre du monde. C'est un endroit ou l'on sort en couple, il y a beaucoup de boite de nuit, salle de concert, boutique de mode, de Love Hôtel et d'Izakaya. Alors qu-est-ce qu'un isakaya (je sais que vous vous posez la question) ? C'est un restaurant à thème.Nous, nous avons choisi le thème « Prison/Institut psychiatrique »le décor et très étudié, les présentations des plats très drôles (on ne vous raconte pas tout histoire de pas vous spoiler si vous y allez, mais sachez que toute vos commandes vous rattrapent d'une manière ou d'une autre). Le service est sensé être acariâtre (ça doit l'être si on est japonnais) mais pour toute personne ayant pénétré un café parisien, franchement on s'en sort bien. Par contre je pense qu'on doit plus s'y amuser en groupe d'amis qu'en couple.
La terreur du restaurant prison.

Ueno, pour son coté diront nous « humain » car c'est le moins gentrifié (pas rénovée en vue de chasser les pauvres). Il y un un grand parc (même si c'est pas le plus beau japon) on peux s'y mettre un peu au calme, des boutiques fringues un peu comme aux puces de st-ouen, un pub Irlandais du nom de « the end of the world » en hommage au film du même nom. Et des manga-kissa. Alors pour vous expliquer ce qu'est un Manga Kissa prenons-le et coupons-le en deux. Que constatons nous ? Qu'il ressemble a un innocent cyber café ou l'on peut se réfugier pour regarder des films et lire des mangas toute la nuit, chacun dans un box privé, ce qui déjà le distingue clairement du mérou. Pour encore mieux le distinguer portons le a ébullitions. Que constatons nous, alors ? D'une part le manga kissa et parfois réservé exclusivement aux hommes pour qu'ils puissent se masturber tranquillement tandis que la peau du mérou pète. Étonnant, non ?

Poulpyyyyyyyyyyyyy!!!!
On est allé aussi sur la presqu’île d'Obaida en prenant un super monorail. En prenant le ticket, on s'est dit que ça faisait un petit peu cher mais on serpente entre les bâtiments, on aperçois la tour de la télévisions, on traverse la baie de Tokyo et a la nuit tombée les joueurs reconnaîtrons l’écran final de « Street of Rage ». Plus précisément sur l'île, vous trouverez le musée/restau des takoyakis (speciale cassdédi à ma Chtouille), un musée des trompes l'oeil, une maison de l'horreur et d'autres jeux/couillonnade qu'on trouve partout au Japon où pour quelque centaine de yens on attrape (jamais ou presque) avec une grosse pince une peluche ou une figurine. Dans un autre centre commerciale appelé le diver city ou l'on trouvera un reproduction d’extérieur d'une ville italienne de la renaissance (cycle jour / nuit et ambiance sonore compris) le tout à l’intérieur du centre commerciale. Il y aussi le show room de toyota qui te montre des vielles voitures de toute marques dans leurs décor d'époque (une dauphine à Marseille, une station service américaine, une fiat 500 à Rome). Même si on est pas fan de caisse, ça vaut le coup d’œil surtout que c'est gratuit. Enfin a la tombé de la nuit, nous sommes descendu sur la place du Gundam géant Un Robot de 30 mettre qui s'anime avec des jolies lumières et une histoire dont nous n'avons pas compris tout les tenants et les aboutissants mais on était quand même tout fou devant.

Encore un robot géant...
Chapitre technique : épicurisme

Pour commencer, et ce sera mon seul regret – et la raison pour laquelle nous reviendrons entre autre – nous n'avons as mangé de Fugu pour des raisons de budget. Il est possible d'en manger pour environ 50 euros par personne, soit cher, mais pas tellement inabordable par rapport à ce que j'avais entendu dire, mais tout de même trop pour nous dans l'optique de notre voyage. On peut toujours voir ces animaux cabrioler dans les bulles d’oxygène de leur aquarium, ce qui nous retenait bien 5 minutes à chaque fois qu'on passait devant. On reviendra en manger dans quelques année.
Désolé, on fait pas assez de food porn

Autre clash culturel, boire un coup, c'est pas si simple que ça. Il y a des bars, mais les femmes ne sont pas toujours admises (je vous donne dans le mille, ma femme est entrée la première, la tête de la serveuse valait son pesant de cacahuètes). Heureusement un client aussi jovial que saoul nous a conduit dans un autre établissement , où la serveuse précédente est plus tard venue nous saluer. Le fait est que certains bars ont pour fonctionnement que les mecs viennent se plaindre des femmes en général. Donc la tenancière est la seule oreille féminine sur laquelle reposer son épaule. Concept incompréhensible, exubérant, génial ou con, selon votre sensibilité, mais toujours est-il que Noise, elle aime pas ça.
La bière d'Akihabara c'est pas si bon que ça...
Autrement, les bars ou pubs sont plutôt planqués, dans les étages de buildings, et c'est assez mal vu de rentrer dans un restau et de ne commander qu'à boire. On vous servira un O-Toishi, ce que nous prendrons en tant que français avides de bars PMU pour l'équivalent de l'assiette de cacahuettes, mais qui d'une part, est facturé (souvent symboliquement de l'ordre de 200 ou 300 yen – entre 1 et 2 €), et varie de 'effective assiette de cacahuètes au délicieux pilon de poulet sauce yakitori pour lequel tu serais prêt à vendre ton âme immortelle. Parfois aussi, il s'agit de sashimis de peau de poulet cru, repoussant mais délicieux. Qui l'eut cru ?

Yakitori. Les yakitoris sont courant en France, moins au Japon, mais rahhh bordel. Je passe le restau près de la gare de Kagoshima ou la bouffe surgelée était vraiment pas terrible. Mais On a pu manger avec ma mère et Alain dans un restau étudiant, pas très cher, ou les brochettes étaient délicieuses. Mais alors vraiment délicieuses, hein. Mais nous avons touché au sublime à Tokyo, Ueno, ou un œuf était malicieusement logé dans une boulette de poulet recouverte de sauce Yakitori. Quand on croque la-dedans, on a la sauce un peu sucrée qui prépare la papille, le moelleux du poulet haché au feu de bois qui prépare la langue, puis le fondant de l’œuf, cuit mais pas dur qui active la zone spécifique du plaisir gustatif tel qu'expliqué sur les schémas Fig.1 et Fig.3 que vous ne verrez jamais nulle part.

Je voulais finir par un mot sur les okonomiyakis, qui ne sont pas vraiment connus de par chez nous (sauf toi, spéciale dédicace à Sarah), eh bien à Paris c'est sympa, à Hiroshima, ça vous jouit dans la bouche. Pour vous expliquer ce qu'est un Okonomiyaki, c'est une sorte de galette (ou crêpe comme voulait nous le faire TF1 quand on était gosses) - en général au porc et au chou, mais toutes les excentricités sont possibles, surtout pour les amateurs de poulpe. C'est servi sur la plaque chaude, la bonite encore frémissante, avec pour convive des salarymen en train de se bourrer la tronche pour prolonger leur journée banale.

Je vais juste évoquer rapidement deux u trois trucs que vous DEVEZ essayer si l'occasion vous est précentée : l'Omu-Rice, une omelette qui entoure du riz agrémenté (de poulet et de sauce toate, mais parfois d'autres trucs), la version japonaises de plats européens, manger Unagi (et bonne soirée), les Takoyakis, les commodes remplies de sashimis, LE BOEUF JAPONAIS (même si le bœuf de kobé est hors de prix, sérieusement la viande de bœuf ici, est sinon juste très très chère mais délicieuse, c'est 100 grammes de bonheur par mois).

Les photo du love hotel sont censurées :)
Pour finir ce chapitre épicurien, et pour ne plus parler de nourriture, parlons de cul. Le Japon est connu pour ses Love Hotels, qui louent leur chambre pour quelques heures ou pour une nuit. Dans l'imagerie populaire, on a des chambres de passe un peu glauques. On pensait pouvoir trouver des trucs bizarres type Hentai (ne cherchez pas ça sur google si vous compter garder une âme pure), mais en fait, on a des chambre avec salon tout confort et très luxueuses pour le prix, avec TV écran géant, bain moussant, voire Jacuzzi, chambre type garçonnière avec tout l'attirail pour se faire belle inclus (shampooing, après shampooing, masque fraîcheur printanière, et location de costume en supplément possible). Si vous voulez tourner un clip de rap bling bling pour 80 euros, c'est l'endroit idéal. En fait, vu qu'on ne peut louer la chambre pour plus de 12 h d'affilées, forcément on a accès à une qualité de service supérieure pour le prix. Donc finalement, pas du tout glauque et plutôt une expérience sympa en couple. 

En bonus :
Bonjour, je m’appelle Aly.
 

mercredi 3 décembre 2014

Arrivée au Japon (pon-pon)

Capitaine Kika, nous allons direct à Osaka.


(Andy m'ayant élevée moi aussi dans la confrérie du Lonzac je me permet ce titre)

Arrivée triomphale au Japon
Fraîchement débarqués au port d’Osaka, nous passons une nouvelle fois une douane, moment toujours difficile vu que les douaniers de tous les pays ont beaucoup de mal à lire mes nombreux noms et prénoms. Ensuite et venue la fouille de mon sac. Les japonnais ayant très peur de la grippe sévissant en chine, on passe à la camera thermique pour voir si nous ne sommes pas fiévreux, et tout mon thé est inspecté des fois qu'il serait contaminé. Après plusieurs minute de fouille, nous sommes enfin acceptés au pays des takoyakis.
Nous avions bien ri en regardant les commentaires internet de notre hôtel. Il se trouverai dans les « bas fond » d'Osaka. Alors en guise de bas fond nous sommes tombé dans un quartier pavillonnaire très mignon (bon ok la rue des prostituées étaient à moins de 50 mètres, mais j'en ai jamais vu une aussi propre et lumineuse).

Alors on avait vu sur plusieurs blog qu'Osaka n’était pas une ville super intéressante. Et bien il se mettent le doigt de pied dans l’œil jusqu'au genoux. Il y a de très beau jardin cimetière shinto dans lesquels flâner, Le plus ancien temple bouddhiste du japon le Shi Tennō-ji, Un très beau château et son parc (au top de sa forme à cette époque de l'année ou les érables se couvrent de rouge), le quartier animé de Namba qui rivalise très bien avec le Shibuya de Tokyo.
Le château d'Osaka (et ses samourai assortis)

 

Iga, la ville Ninja

Danjiri bloqueur de rue

Nous avons ensuite mis cap sur Iga, connu pour être, comme le titre de l'article le stipule, la ville des ninjas. Elle est la ville natale du très fameux poète voyageur Matsuo Bashō et du non moins connu maître Hattori Hanzo. Le jour de notre arrivé se tenait le festival annuel de Tenjin, durant lequel des autels (Danjiris), habituellement exposés au musée de la ville, sont sortis et promenés à travers la ville par des hommes déguisés en démons. Notre bus a été bloqué par le cortège à notre arrivée, et nous avons mis deux heures à parcourir un petit kilomètres, nous séparant de notre point d'arrivée.

Nous étions logés dans un Ryokan (hôtel traditionnel) luxueux, ce qui était la solution la moins onéreuse pour loger dans la région (trouver un hotel le weekend pendant la saison des érables est une quête homérique), ce fut donc une chance incroyable que de tomber le jour pile ou se tenait ce festival.
Dans le parc du château, se trouve le très intéressant musée ninja, et ou on peut assister à un très impressionnant, mais également très drôle spectacle de ninjutsu. Mon épousée aura eu le privilège de vivre une expérience que seuls les Yakusas (maffieux japonais) peuvent connaître, en se faisant bannir du onsen (source chaude) parce que tatouée. Dépitée de se faire poliment mettre à la porte par un « I am sorry, but you are banned », elle répondit : « Watashi onsen desu », ce qui signifie « Je m'apelle source ». Une ligne de défense originale mais qui n'a malheureusement pas porté ses fruits.
Heureusement elle a pu se consoler en prenant un bain chaud dans la non moins traditionnelle salle de bain de notre Ryokan.
Watashi Onsen desu
Avant de repartir, nous avons pris un thé dans la petite maison de thé juste devant l'arrêt de bus. Ce fut un moment magique. Nous étions servis par une vieille femme en tenue traditionnelle, très volubile malgré la barrière de la langue, et qui a su nous expliquer que son thé venait d'Uji, qu'elle fabriquait elle-même la confiserie qui l'accompagnait, mais également qu'elle avait joué dans la pièce de théâtre Kabuki qui retraçait l'histoire de la maison de thé qu'elle tenait. Car, cette maison de thé est le lieu ou s'est déroulé en 1634 la vendetta d'Iga, ou un samouraï assassina un seigneur pour venger la mort de son frère.

 

 

 

Kobe, à la pointe des normes sismiques.


Pour la visite de Kobe cette vidéo vaux mieux qu'un long discours :


Nous avons adoré le Testujinn-28 de 30 mètres qui commémore la reconstruction de la ville. Et le jardin Sorakuen qui est le dernier jardin de style Edo (genre à l'ancienne) de la ville, que nous avons pu arpenter en compagnie de ma belle maman et mon beau beau papa (oui j'ai pas trouvé mieux) qui sont venu nous rejoindre pour une semaine au pays des Okonomiaki, et qui ont eu la gentillesse de louer une maison à Kyoto pour qu'on puisse faire notre lessive.
 

Kyoto, entre tradition et modernité

 

C'est beau l'automne, non ?

Après des mois d'errance à travers l'Europe, la Russie et la Chine, savoir qu'on va retrouver une ambiance familiale est une bonne nouvelle, surtout quand la famille en question ramène du vin, du saucisson et du comté. Madeleines de Proust avalées gloutonnement avant de nous atteler à la découverte de cette ville. Re-découverte pour ma part puisque c'est là que j'ai grandi, à l'époque ou je n'étais qu'un jeune raton, palpant innocemment le lit de la rivière à la recherche de goûteuses conques. Mais je m'égare.
Kyoto est superbe. Je pourrais m'étendre des heures sur la beauté du jardin entourant le temple d'argent, sur l'atmosphère mystérieuse du quartier de Gion, où l'on croise de furtives Maïkos (apprenties Geïsha), galopant d'une maison de thé à l'autre, étoiles furtives dans la nuit nocturne où il fait sombre, sauf sous les lampadaires, sur les dorures légendaires du pavillon d'or, reconstruit après avoir été brûlé par un moine fou riant à gorge déployé alors qu'il allumait son coupable foyer en 1950, ou bien encore je pourrai vous raconter comment nous avons joué à un jeu à boire en compagnie d'un marocain et de jeunes étudiants japonais sous un pont, avant de nous rendre nuitamment dans le temple des lapins duquel émanait une aura mystique totalement shintoïste, je pourrais également narrer cette solennelle cérémonie du thé durant laquelle nous apprîmes que l'on doit impérativement venir avec son éventail pour ne pas s'en servir et le planquer derrière soi comme un pleutre, je pourrais achever cette phrase déjà trop longue sans pour autant ajouter un complément circonstanciel de lieu, mais je n'en ferai rien, pas ici, à Kyoto. 

Une petite carte postale pour la fin
Et oui c'est tout pour aujourd'hui, mais on à décidé de découper l'article pour pas bousiller votre productivité au bureau. Demandez a votre chef de nous remercier. Bisous.